Ce qui lui déplaisait le plus au MoDem ? « L'absence de démocratie au sein du mouvement. Doublée d'une stratégie de l'échec. Le tout dans un show médiatique permanent... » Insupportable, oui. Irrémédiable, non.
Arnaud Weber réfute tout opportunisme dans sa démarche. « Il n'y a pas d'OPA du MoDem sur le PRG. » Les idées radicales ? Il a le sentiment de les avoir toujours défendues. Avec conviction, même dans son ancien parti. « Le radicalisme place l'éducation et la culture comme clés de voûte de toutes les politiques », énonce-t-il. L'économie ? Basée d'abord sur une vision plus sociale de l'entreprise. Davantage au service de l'emploi que du profit. « Le MoDem a vulgarisé un certain nombre de thèses radicales qui méritent aujourd'hui un approfondissement. A nous PRG de revenir à ces vraies valeurs », dit-il. Promis juré, pas question de « siphonner » le MoDem.
Une demi-douzaine de
candidats du PRG en 2011
Et les prochaines échéances électorales ? « Sur les 22 cantons bas-rhinois renouvelables en mars 2011, nous étudions les choses au cas par cas, explique Renaud Weber, 27 ans, vice-président du PRG 67 en charge des élections. Nous devrions présenter des candidats dans une demi-douzaine de cantons ». Parmi lesquels deux cantons strasbourgeois dans le viseur du PRG : le canton 7 (Meinau) détenu par Jean-Philippe Maurer (UMP), « une citadelle pas forcément imprenable » et le canton 2 (Gare/ Halles/ Finkwiller) détenu par Jean-Jacques Gsell (PS). Arnaud Weber rappelle que lui-même, battu au 1er tour des cantonales de Strasbourg en 2008, s'était désisté en faveur de Robert Herrmann (PS)...
Et les élections municipales de Strasbourg de 2014 ? « On va tout faire pour être en capacité de présenter une liste, si on devait y aller seul, prévient-il. Le reste dépendra de la recomposition nationale, opérée après l'élection présidentielle de 2012 ».
Carton jaune
pour Roland Ries
Présidente du PRG Alsace, Laetitia Rabih, 37 ans, vice-présidente de la communauté d'agglomération de Colmar et conseillère municipale déléguée de Colmar, regrette au passage l'absence d'ententes locales entre PRG et PS pour gouverner ensemble. « Jamais il n'y a eu d'élu PRG grâce au PS, souligne-t-elle, alors que l'inverse est vrai ».
Les deux ans de mandat de Roland Ries à Strasbourg ? Arnaud Weber sort un carton jaune : « Je partais avec un a priori favorable. Force est de reconnaître que la mise en oeuvre des projets met du temps... »
Dominique Duwig
Édition du Dim 23 mai 2010
Autour d'Arnaud Weber (à droite), nouveau président du PRG du Bas-Rhin, on retrouve les membres du bureau fédéral. Tout à gauche, Laetitia Rabih, présidente régionale. (Photo DNA - Laurent Réa)
- Président d'honneur : Raymond Najberg
- Vice-président exécutif, en charge des relations avec les milieux socioprofessionnels et économiques : Julien Viel, 30 ans
- Vice-présidente communication et animation : Bénédicte Reymond-Pinget, 36 ans
- Vice-président formation et prospective sociale : Christophe de Barry, 35 ans
- Vice-président programme et élections : Renaud Weber, 27 ans
- Secrétaire général : Frédérick Ansart, 35 ans
- Secrétaire général adjoint : René Heim, 50 ans
- Trésorière : Fatima Wolff, 48 ans
- Délégué régional Alsace des jeunes radicaux : Étienne Schmitt, 27 ans