Le radicalisme, ce sont des idées modernes, en phase avec le monde contemporain et sa complexité, qui ne sont pas enfermées dans les systèmes de pensée rigides, aux analyses d'un autre siècle, que sont le marxisme et le capitalisme. Des enjeux nouveaux, économiques, sociaux, sociétaux et environnementaux, appellent des réponses nouvelles et non des formules datées qui ont prouvé leurs limites : un projet de société qui essaye de réunir les apports positifs du libéralisme et du socialisme plutôt que de chercher à les opposer à tout prix.
Le radicalisme, c'est la recherche de solutions concertées plutôt qu'imposées. Le Parti Radical de Gauche est un parti qui compte de nombreux élus locaux, auxquels la gestion quotidienne des intérêts collectifs donne cette pratique du dialogue constructif ; un parti qui compte des femmes et des hommes d'horizons variés, salariés et indépendants, fonctionnaires et chefs d'entreprises, militants associatifs, et qui s'enrichit de la diversité de leurs points de vue.
Le radicalisme, c'est, à gauche, un positionnement différent.
Nous rejetons l'économie dirigiste dans laquelle l'Etat se substitue à l'entreprise, régit tout, intervient partout, et paralyse l'initiative individuelle. Nous écartons les solutions qui font appel plus au symbole qu'à la raison et qui n'assurent ni le dynamisme de l'économie, ni le recul du chômage. Nationalisations, 35 heures, emplois-jeunes : toutes ces mesures ont eu un coût très important pour des résultats discutables. Plutôt que de les présenter comme une recette miracle, il faut en évaluer l'apport réel.
Nous refusons de voir les dépenses publiques engagées comme si les ressources étaient infinies. Chaque euro dépensé par la collectivité au-delà de ses moyens, nous devrons tôt ou tard le rembourser. L'actualité nous montre combien un Etat endetté, déficitaire, est non seulement vulnérable face aux marchés financiers, mais aussi coupable de faire peser une lourde charge sur les générations futures, privées de fait des apports dont nous aurons bénéficié, comme par exemple les retraites.
Maîtriser la dépense publique est une nécessité pour donner à l'Etat les moyens de mener à bien les missions prioritaires qu'il est le seul à pouvoir remplir.
Ces missions, ce sont précisément celles qui permettent l'égalité des citoyens : l'accès à l'éducation, pour garantir l'égalité des chances ; l'accès à la culture ; l'accès aux soins ; l'accès à la justice ; l'accès à la sécurité ; l'accès à l'emploi.
Pour nous, la priorité, c'est de renforcer les moyens de ces services publics, et non de les réduire comme le fait le gouvernement. Pour nous, la priorité, c'est de maintenir l'égal accès à ces services publics, et non les éloigner toujours plus du monde rural en les concentrant sur quelques pôles urbains.
Aménagement du territoire, décentralisation, lutte contre l'exclusion des cités, participent qu'un même objectif : offrir à chaque citoyen, d'où qu'il vienne, une éducation de qualité, lui offrir l'accès à la santé, à la culture, faire qu'il se sente à sa place dans la collectivité, qu'il bénéficie de la sécurité de l'emploi, qu'il vive dans un habitat préservé, qu'il s'épanouisse au travail et chez lui, lui donner envie de prendre des responsabilités et de s'investir à son tour pour les autres.
C'est cela, être radical.